Arcachon Photos | Béatrice Ringenbach, gagnante du concours « Bassin de Cœur »!
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Béatrice Ringenbach, gagnante du concours « Bassin de Cœur »!

Béatrice Ringenbach, gagnante du concours "Bassin de Cœur" par Arcachon Photos

Béatrice Ringenbach, gagnante du concours « Bassin de Cœur »!

Née au Maroc, mais vivant à proximité du Bassin d’Arcachon depuis 48 ans, Béatrice RINGENBACH est la gagnante du concours photo du mois de Mai, sur le thème “Bassin de Cœur”. Nous l’avons rencontrée le 9 Août 2016, pour parler de sa vie, de ses passions.

Arcachon Photos: Comment avez-vous commencé la photographie?

Béatrice RINGENBACH: J’ai toujours aimé la photographie. Au début, j’étais peintre et j’aimais particulièrement la danse. J’ai vécu non loin de l’Opéra de Bordeaux, et je souhaitais peindre des danseurs lors de leurs répétitions. Le directeur du département danse de l’opéra m’a permis de réaliser ce souhait. C’est à ce moment que j’ai réalisé que je voulais commencer réellement la photographie, c’était il y a 6 ans.

A.P: Vous avez toujours photographié des danseurs?

B.R: J’ai eu pour ambition de faire sortir les danseurs des salles, et les prendre en photo sur un beau bateau. J’ai aimé ce cadre, la beauté des voiles, et j’ai commencé à prendre part aux régates et rassemblements de voiliers sur le Bassin. C’est comme cela que j’ai découvert mon attrait pour la mer, les voiles. Mais cela ne s’arrête pas là. En regardant mon fils monter à cheval au bord de l’eau, j’ai été charmée par la grâce de ces animaux et voir ce spectacle m’a donné envie de capturer ce genre d’instant. De manière générale, le Bassin tient toujours une place importante dans mes photos. J’ai toutefois une attirance pour la pointe du Cap-Ferret, et pour le fond du Bassin.

A.P: Votre cliché, qui vous a permis de gagner le concours, est en vue aérienne. Parlez-nous-en davantage, dans quel contexte a t-il été pris?

B.R: J’ai pris ce cliché en Décembre 2015. Mon mari est pilote et je l’accompagne lors de ses vols. C’est en regardant les photos que j’ai prises lors du premier vol que j’ai réalisé le potentiel dégagé par ces vues. Les bancs de sables que nous survolions formaient un cœur immense, que j’ai décidé d’immortaliser. Nous n’avons pas réussi à le voir de nouveau. Une personne, en voyant cette photo, m’a dit “Voilà un beau Cœur Éphémère”. J’ai trouvé que le nom était tout à fait approprié et l’ai donc baptisé ainsi. On sent la beauté de ce milieu, mais également sa fragilité, la mouvance constante des paysages qu’il offre.

Coeur éphémère prise de vue aérienne bassin d'Arcachon

A.P: Que voulez-vous faire ressortir au travers de vos photos ?

B.R: Toutes les photos que je prends expriment le mouvement, des éléments que l’on ne peut pas figer. Les danseurs ne sont jamais immobiles, tout comme les chevaux au galop sur le sable ou l’avion depuis lequel je prends mes vues aériennes. A travers elles, j’aime faire ressortir le côté abstrait, notamment pour l’aérien qui offre des sources d’inspiration infinies, des décors éphémères. On me demande très souvent si je peins par dessus mes photos! J’aime jouer sur les ombres et les lumières, la perception de la matière, et je prends souvent des photos en contre jour. Cela plaît à beaucoup de personnes, car je propose des décors qui ne sont pas semblables à ceux des cartes postales. Parfois, je ne sélectionne qu’une partie de ma photo initiale, car il y a un détail qui m’interpelle particulièrement. C’est mon regard de peintre qui ressort, surtout au niveau des lumières, des angles de prises de vue, ou de ce que je veux mettre en valeur. Même si je n’ai plus de temps pour peindre, c’est un art qui reste toujours très présent dans ma vie.

A.P: Avez-vous exposé vos clichés?

B.R: J’ai fait deux expositions cette année. Une en Juin 2016, au Canon, et une autre en Juillet et Août 2016 au centre de Balnéo de Claouey. Je suis en train d’en préparer une nouvelle pour 2017. Quand je montre ce que je fais, les visiteurs sont très intéressés et aiment acheter mes réalisations. Je propose des photos sur toile, ou sur aluminium, allant de 40x40cm à 2mx1m. La plus grande que j’aie vendue représentait une danseuse en plein saut tenant un foulard rouge sur le Miroir D’Eau, à Bordeaux. La photo est entièrement en noir et blanc, à l’exception de ce foulard. Lorsque je “travaille” mes photos, je les travaille sur la version “brute” (raw) via Lightroom. Je tiens à garder leur authenticité, je ne veux surtout pas les dénaturer.

A.P: Si vous pouviez photographier un lieu, quel serait-il?

B.R: Si je le pouvais, j’adorerais photographier une répétition de l’Ecole du Cadre Noir, à Saumur. Il s’agit de l’école Française d’équitation qui regroupe les professeurs issus de l’école nationale. Sinon, je serais très attirée par les déserts, notamment les dunes. Leur morphologie, les jeux d’ombres et de lumière qu’elles créent, je trouve cela intéressant à exploiter.

A.P: Cette année était votre période photos en “vue aérienne”. Et l’année prochaine?

B.R: Je ne le sais pas du tout. Je ne prévois pas mes périodes à l’avance. Je prends les choses comme elles viennent, toutes mes inspirations sont dues au hasard. N’hésitez pas à visiter mon site http://beaquarelle.free.fr pour voir l’ensemble de mes clichés et découvrir mes futures inspirations !

Bassin d'Arcachon régate noir et blanc

 

Propos recueillis par Audrey KOZACZKA le 9 Août 2016 – Arcachon.Photos – LEXAN 2016.